Candidature spontanée : la lettre de motivation



30% des embauches sont réalisées auprès de personnes qui ont déposé une candidature spontanée !


Ce chiffre ne peut pas laisser indifférent mais demande toutefois qu'on s'attarde sur le sujet.

Par définition, candidature spontanée ne signifie pas nécessairement embauche immédiate ou directe, puisque l'entreprise ne cherche pas précisément à recruter à ce moment. Lorsqu'ils sont réceptionnés, vos documents sont alors étudiés par l'employeur comme s'il cherchait effectivement à renforcer ses équipes ; parfois même, il vous rencontrera. Dans la plupart des cas, s'il juge votre profil intéressant, le recruteur va l'ajouter à son vivier de talents (ou vivier de candidats) et, en cas de besoin, le lendemain, la semaine ou le mois suivants, nulle nécessité pour lui de rechercher un collaborateur dans l'urgence, il n'aura qu'à piocher dedans, d'où un énorme gain de temps pour lui, et surtout ce taux incroyable de 30%.



Les spécificités de la lettre de candidature spontanée


Dans le cas d'une candidature spontanée, si la lettre de motivation est globalement semblable à celle répondant à une offre d'emploi précise, elle possède néanmoins quelques spécificités. Vous devez créer un besoin qui n'existe pas, ou du moins pas encore, et il vous faudra donc être performant différemment.

1. L'accroche de la lettre de motivation

Si vous décidez de proposer spontanément vos services à une entreprise, vous devez savoir que l'accroche est la partie principale de la lettre de candidature : comme le recruteur n'attend rien de particulier, qu'il n'a pas de besoin précis en matière d'embauche, il la lira VRAIMENT.

Dans cette partie, il vous faut parler de l’entreprise et de son actualité en essayant de capter l’intérêt du lecteur, qui saura ainsi que vous vous adressez bien à lui. Cette introduction doit être positive pour l’entreprise : vous devez donc, en amont, opérer des recherches sur elle, collecter des informations par tous moyens (internet, journaux, enquête de proximité). Si vous deviez recueillir des données négatives, n'en faites pas mention.

Petit bonus : si, au cours de vos investigations, vous arrivez à trouver le nom du dirigeant de l'entreprise ou de son responsable des Ressources Humaines, intégrez-le dans vos formules de politesse (Monsieur X, Madame Y) afin de personnaliser davantage votre courrier.

2. Votre présentation

Ensuite, il s’agit de vous présenter. À ce stade, le recruteur doit être capable de commencer à vous cerner, de comprendre ce que vous lui voulez, et surtout ce que vous pourrez apporter à l’entreprise : pourquoi aurait-il besoin de vous ?

Développez votre CV : vos connaissances, vos compétences, vos capacités. Parlez également de vos qualités. Soyez concis, ne reprenez pas tout votre CV, mais uniquement ce qui peut attirer l'attention de l'employeur dans le cadre du job que vous visez.

L'objectif de cette partie est de vous faire remarquer très positivement : citez des exemples de votre expérience, utilisez des chiffres pour leur donner plus de poids.

3. La fin de la lettre de motivation en vue d'une candidature spontanée

Enfin, vous devez proposer une rencontre. Souvenez-vous que c'est vous qui êtes à l'initiative, et c'est l'impératif majeur d'une lettre de motivation en cas de candidature spontanée : ne terminez jamais sans donner une possibilité de suite. Proposez un rendez-vous en notant vos disponibilités, ou informez le recruteur que vous ferez suivre ce courrier d'un appel téléphonique dans l'optique d'une prise de rendez-vous. Au pire, vous pouvez aussi préciser, à la fin de votre lettre de motivation, que vous « restez disponible pour un entretien » et, dans ce cas, c’est l'employeur qui devra vous contacter ; mais cela reste une solution "passive", à éviter donc.

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